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PRÉVENTION SANTÉ : Maladies non-transmissibles

« Voilà plus de 10 ans que l’OMS a lancé le paradigme des « NCD », (Non Communicable Diseases) ou maladies non transmissibles , ces maladies de civilisation dont le poids dans la morbidité et la mortalité ont désormais largement dépassé celles des maladies infectieuses. Elles entraînent en outre un nombre important de décès prématurés avant l’âge de 70 ans.

Elles peuvent être regroupées 6 grandes catégories, les premières étant les cancers, les maladies cardiovasculaires venant ensuite, suivies des maladies respiratoires, du diabète (qui est en pleine explosion et que l’on a pu qualifier d’épidémie du XXIème siècle- Office Parlementaire des choix scientifiques et technologiques-OPECST).

Ces maladies sont dus à quatre facteurs de risque :

  • le tabac (plus de 70.000 décès en France selon les dernières évaluations)
  • une insuffisante activité physique
  • l’abus d’alcool ( 49.000 décès annuels en France)
  • une alimentation inadaptée : trop de matières grasses et de graisses saturées, trop de sel, pas assez de fibres, pas assez de fruits et légumes.

Ces comportements à risque ou inadaptés induisent des changements biologiques et physiologiques :

  • hypertension artérielle
  • surpoids et obésité
  • hypercholestérolémie
  • hyperglycémie

lesquels, à leur tour, entraînent ces maladies, comme le schéma simplifié ci-dessous l’indique.

La « bonne nouvelle » étant que la prévention permet d’en réduire l’incidence de manière importante. Et ce, même pour les cancers : le World Cancer Research Fund, (une institution anglaise réunissant de nombreuses fondations aidant à la diffusion d’une information de qualité sur le cancer) affirme, études à l’appui que de simples d’hygiène de vie permettent d’en abaisser la prévalence de 27 à 39%, ce qui est considérable.

La France a joint ce mouvement depuis 2000 et lancé le Programme National Nutrition Santé PNNS ; celui qui prétend ne pas connaître son célèbre « Mangez, Bougez », placardé même sur les emballages de « junk food » les plus avérés, ne sera pas crédible.

Est-ce à dire pour autant que ces messages sont bien compris des Français et que les comportements qu’ils préconisent sont adoptés peu ou prou ?

Les sondages qui peuvent être réalisés ici ou là montrent pourtant que cela est loin d’être le cas ; que de plus, l’appropriation a eu lieu de façon inégale, selon les milieux, creusant à certains égard les inégalités déjà importantes entre les Français, en termes d’espérance de vie selon des clivages sociodémographiques. Le dernier numéro de la revue « Sciences et Vie » (septembre 2013), rapportait ainsi que si dans les années 70 le risque de mourir de cancers était 1,5 fois plus élevé chez les personnes ayant un faible niveau d’études par rapport aux plus diplômées, ce coefficient multiplicateur de risque était aujourd’hui de 2,5 !

Cette ignorance relative à l’impact des modes de vie sur la survenance de cancers se retrouve toutefois dans de nombreux pays occidentaux ; un sondage mené en Irlande en octobre 2012 faisait ainsi ressortir des croyances assez étonnantes parmi la population ; plutôt qu’aux facteurs ci-dessus évoqués on invoquait le fait de porter des vêtements trop serrés par exemple !

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