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FORUM AFRISANTÉ : Pour un accès aux soins de qualité

afrisantéA l’occasion du forum Afrisanté qui s’est tenu à Marrakech les 25 et 26 février derniers, KAISSA Consulting est revenu sur les principaux points clés qui doivent permettre un accès aux soins de qualité. Exemple à l’appui avec, en France, l’expérience réussie du réseau optique de Carte Blanche Partenaires

Avec pour thème « l’Afrique à l’heure des réformes », le forum Afrisanté qui s’est tenu à Marrakech les 25 et 26 février derniers a réuni chercheurs, experts, ministres, assureurs venus de tout le continent. L’occasion de partager des expériences et des points de vue autour notamment de l’évolution des systèmes de santé et les réformes récentes qui ont été mises en œuvre dans certains pays.KAISSA Consulting était présent. En prenant un cas concret, celui des problèmes de vision,KAISSA Consulting est revenu sur les principes clés qui doivent permettre un accès à des soins de qualité. Franck Droin son président, a insisté sur la nécessité d’une approche globale. « Alors que le système de santé français est encore trop basé sur les paiements à l’acte, il est aujourd’hui impératif d’adopter, dans les pays qui construisent ou reconstruisent leur système de santé, une démarche basée davantage sur une approche forfaitaire et sur les réseaux ou filières de santé », a insisté le président de Kaissa consulting. Selon lui, un système d’information et de gestion adéquat doit permettre de bien gérer les paiements forfaitaires en ayant la capacité de les articuler avec les meilleures pratiques au plan médico-économique. Cela suppose une anticipation sur le plan des normes, de la standardisation et des composants technologiques. Le niveau d’éducation et d’information des patients est aussi très important. A cet égard, l’Etat et les acteurs de la société civile doivent jouer un rôle fondamental dans la gestion du système de santé.

KAISSA AfrisantéPour autant, toutes les prestations de santé sont-elles assurables ? Quelle doit être la responsabilité des financeurs ? Des questions qui méritent d’autant plus d’être posées lorsqu’on considère l’exemple des lunettes et les prothèses dentaires remboursées depuis plus de quarante en France par les organismes d’assurance complémentaire. Avec pour conséquence des tarifs beaucoup plus chers en France que dans le reste des pays européens. « Les assureurs complémentaires pourraient très bien sortir les lunettes du champ de remboursement et mettre en place un système de gestion du risque adapté. Ceci permettant de limiter les problèmes d’accès à une couverture santé par une baisse de cotisations et la limitation des effets d’aubaine générés dans l’éco-système», a insisté Franck Droin.

Sur le continent africain, certaines pathologies ophtalmologiques sont toujours largement présentes. On pense à la cataracte, les vices de réfraction, les opacités cornéennes, le glaucome et la DMLA. « Cinq millions d’africains sont non-voyants à cause de la cataracte. Mais aujourd’hui, les techniques opératoires sont pourtant très bien maîtrisées », a rappelé dans le cadre de cette table ronde Laurent Moussiere, expert et PDG de la société Moria spécialisée en ophtalmologie. Là encore la question du coût est bien entendu posée, mais ne doit-on pas privilégier plutôt « le bon mix entre le besoin et la technologie accessible » ? Laurent Moussiere en est persuadé. Selon le PDG de la société Moria, les opérations de chirurgie de la cataracte en ambulatoire, l’analyse de chacun des actes et l’établissement d’une charte de qualité sont par ailleurs autant d’éléments importants pour garantir un accès aux soins de qualité.
A cet égard, plusieurs expériences réussies méritent d’être soulignées. A commencer par celle du réseau optique mis en place par Carte Blanches Partenaires au début des années 2000. Cette société dirigée par Jean François Tripodi permet désormais à 6,5 M d’adhérents de s’équiper en lunettes ou lentilles à des prix 30% à 35% inférieurs au marché. Près de 10 000 opticiens en font partie. Ce réseau offre un service de sélection de prestataire et de contrôle des prix. « Mais pour mettre en place ce type de dispositifes prestations de santé complexes (maladies chroniques, pathologies lourdes), l’assureur ne peut se passer d’une coopération stratégique avec l’Etat », a souligné Franck

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