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KAISSA inaugure son cycle de rencontres internationales – Abidjan

img-511121801-0001C’est parti pour les rencontres internationales KAISSA ! La première a eu lieu le 5 mai dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire. Pour l’occasion, une trentaine de participants, dont des représentants de mutuelles, de courtiers, de TPA, des opticiens mais aussi des ophtalmologues se sont retrouvés pour débattre sur deux thèmes chers à KAISSA : « les constats, les défis et les enjeux d’une vision intègre » d’une part, et « la maîtrise des risques optique en assurance santé », d’autre part.

Franck Droin, président de KAISSA, et modérateur de ces deux tables rondes, est revenu sur certaines problématiques de la vision comme la nécessité d’avoir une approche globale de la prise en charge du patient mais aussi l’assurance santé qui solvabilise le marché de la vision et peut créer ainsi des effets d’aubaine.

Organisées par KAISSA, ces rencontres doivent être une source de partage d’expériences, un moyen de confronter les opinions. Et cet objectif a été sans conteste atteint ! Ophtalmologue à Abidjan, le docteur Alexis Agbodjobje n’a pas manqué pour sa part d’interpeller mutuelles et compagnies d’assurance sur la question du plafonnement du remboursement des lunettes limité à un équipement par an, voire tous les deux ans. « Mais les enfants cassent plus rapidement leurs lunettes, et les parents, n’ayant pas assez de moyens, attendent les délais de carence. Ce genre de situation n’est pas sans impact sur la scolarité des enfants », a insisté Alexis Agbodjobje. Le praticien a également pointé l’absence d’obligation pour l’employeur de financer l’assurance maladie de ses employés ou encore la qualité des opérations de la cataracte très variable. En cause, selon Alexis Agbodjobje, la présence sur le marché d’implants chinois de faible qualité mais plus accessibles. Selon l’ophtalmologue ivoirien, il n’existe pas de standards en matière de techniques opératoires : « Certaines sont innovantes et s’appuient sur du matériel de qualité, d’autres sont anciennes et dangereuses », a-t-il déploré.

Revenant justement sur la cataracte, Laurent Moussière, PDG de la société Moria spécialisée en ophtalmologie, a fait part des progrès technologiques qui permettent désormais de corriger plusieurs défauts visuels en même temps. Alors que les opérations de la cataracte ont tendance à augmenter, du fait du vieillissement de la population, tout l’enjeu réside selon Laurent Moussière dans la nécessité de trouver le « bon mix entre le besoin et la technologie accessible ». Selon le PDG qui s’exprimait en visioconférence, « chaque acte doit être analysé et une charte de qualité établie afin de garantir un accès à des soins de qualité ».

Jean-Philippe Huchet, Directeur du programme PASS

Jean-Philippe Huchet, Directeur du programme PASS

Directeur général du programme d’appui au développement des stratégies mutualistes de santé (Pass) en Côte d’Ivoire, Jean Philippe Huchet est revenu sur les enjeux de ce programme opérationnel depuis le 1er janvier 2015. « Même si les compagnies d’assurances et les mutuelles sont des structures différentes, elles peuvent se rejoindre sur deux points : la nécessité d’avoir des outils de gestion adéquats et la recherche de moyens pour optimiser le rapport qualité/coûts », a insisté Jean-Philippe Huchet.

JP TripodiConsacré à la maitrise du risque optique en assurance santé, la seconde table ronde a laissé la parole à Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche Partenaires en France et au docteur Jean-Louis Bile, directeur général de MCI-SOGEN à Abidjan. Ce dernier n’a pas manqué de pointer les problèmes de fraude de la part des opticiens et des bénéficiaires de l’assurance. Un sujet que connaît bien Jean François Tripodi à l’origine de la mise en place en France d’un réseau de professionnels de santé en optique qui permet aux adhérents de bénéficier de prix inférieurs de 35% par rapport au marché tout en bénéficiant d’un haut niveau de qualité. Pour y parvenir, Carte Blanche Partenaires s’est attaché à référencer les fournisseurs de verres et de lentilles et a constitué un catalogue de références de prescriptions-verres et de lentilles pour lesquelles chaque caractéristique est précisée. A chaque référence est associé un tarif plafond. Chaque mois, ce catalogue est mis à jour. Le succès de ce réseau repose, selon Jean-François Tripodi sur l’adéquation du réseau au modèle commercial et d’organisation des opticiens. Mais pas seulement. Un contrôle en temps réel avant la vente est réalisé par les logiciels de gestion de vente des opticiens qui sont directement connectés au réseau Carte Blanche Partenaires. De fait, la demande de prise en charge effectuée par l’opticien fait l’objet d’une réponse en moins de 15 secondes. Le suivi et le contrôle du réseau constitue un autre pilier important de l’organisation de Carte Blanche Partenaires. Un contrôle qui peut prendre la forme de visites surprises chez les opticiens partenaires ou l’examen de bons de livraison des verres facturés correspondant à ce qui a été livré et facturé aux bénéficiaire…Une organisation qui pourrait assurément se décliner en Afrique, selon Jean-François Tripodi.

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