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Les réformes de la santé en Suède – VIDÉO

En lançant le Forum France Santé 2017, LIR-Imaginons la santé a placé sa réflexion sur l’avenir du système de santé au cœur d’un débat présidentiel naissant. Son souhait : interpeller les candidats à la candidature, à droite comme à gauche, pour les engager à prendre en main le sujet de la santé et démontrer ainsi leurs capacités à se projeter dans le futur, l’envisager sous toutes ses composantes et à s’y préparer. Plusieurs organismes étaient venus apporter leur parrainage à cette démarche, comme Carte Blanche Partenaires, la Fédération Hospitalière de France et le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales.

Agnès Soubrier, qui dirige le think-tank, avait mis tout son talent et son pouvoir de conceptualisation, mâtiné de séduction, pour réunir des acteurs du monde du soin et du système de santé (soignants, administratifs, politiques) qui comptent aujourd’hui. Étaient ainsi présentes une douzaine de personnalités, dont Etienne Minvielle, directeur à Gustave Roussy, Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche Partenaires, Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l’Hôpital de l’hôtel-Dieu, Nicolas Postel-Vinay, médecin à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, Yvanie Caillé, Présidente de l’association Renaloo et du think-tank Coopération patients.

 

DES TABLES RONDES SPÉCIFIQUES

Après la projection d’un reportage sur les réformes de santé en Suède et un tour d’horizon sur l’opinion des Français sur leur système de soins avec Brice Teinturier d’Ipsos, la première table ronde, animée par Patrick Roger d’Europe 1, était consacrée à la simplification de l’accès au soin pour tous. Objectif : mesurer l’intérêt de la délégation des tâches, notamment dans les soins ambulatoires; l’instauration d’une coordination de soin en choisissant un professionnel coordinateur placé au plus près des changements de l’univers du soin ; la prise en compte de tous les problèmes liés à l’accès au soin, tant les délais que l’inégalité territoriale; le recours aux services de maisons pluridisciplinaires ; la pratique de la télémédecine ; et pour faciliter cet accès, le partage optimal des informations pour un parcours de santé efficace. Message principal : l’excellence médicale pour chacun au bon moment et au bon endroit.

La seconde table ronde s’appuyait sur des expériences réussies en Allemagne, dans deux villes, Hambourg et Berlin et abordait l’amélioration de la prise en charge des patients. La pratique médicale de demain repose en effet sur la coordination entre médecins spécialistes et médecins généralistes, le développement des réseaux de soins, l’établissement des liens entre les soignants de ville et les soignants de l’hôpital. Pour instaurer une nouvelle pratique médicale plus efficace et maîtresse de ses coûts, chacun doit faire un pas vers l’autre pour plus de qualité.
Message principal : comment faire mieux avec autant en améliorant les parcours de soin.

S’appuyer sur les nouvelles technologies pour éviter ou retarder l’arrivée dans la maladie et accélérer la mise en place de nouveaux modes d’accompagnement pour les patients, tel était le thème de la troisième table ronde qui était placée sous les auspices canadiens des nouvelles technologies. Cette question a permis de croiser des pistes d’action pour l’intérêt de la personne dans sa vie quotidienne (vivre avec sa maladie) et l’intérêt du soignant au regard d’une réflexion économique bien comprise, sans oublier les nouveaux services numériques pour mieux piloter sa santé. Message principal : éviter la maladie ou vivre quotidiennement avec sa maladie.

Ces débats ne pouvaient se conclure que sous un regard philosophique. En fait, un double regard puisqu’Agnès Soubrier avait invité deux philosophes, Cynthia FLEURY et François BELLAMY, qui ont éclairé la fin de matinée en traitant un sujet en l’espèce déterminant : courage et audace pour notre santé !

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